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Cameroun: Enquête exigée sur les émeutes de la faim de 2008 L'asbl Cercle belgo-Africain pour la promotion Humaine, en abrégé CEBAPH le disait déjà  l'année dernière, pour commémorer  l'anniversaire de ce qu'on appelle désormais les "émeutes de la faim". Tout avait commencé par des menaces et préavis de grève des transporteurs interurbains, après une énième augmentation du prix du carburant à la pompe, une manifestation politique du Sdf interdite le week-end avant le début effectif de la grève. Des villes qui s'embrasent à partir de Douala, des forces de sécurité rapidement débordées parce que manifestement surprises, Yaoundé qui à son tour gagne la turbulence, le chef de l'Etat qui fait une sortie où il traitera des inconnus d'apprentis sorciers… La semaine du 25 au 29 février de l'année 2008 fut tout sauf ordinaire au Cameroun, tellement la violence et la rupture des comportements des citoyens contrastèrent avec la traditionnelle apat...
VIDEO STV DES EMEUTES https://www.youtube.com/watch?v=rvJn9zDSSF8
Cameroun : Le détenu politique Paul Eric Kingué interpelle les leaders politiques Dans une lettre datant du 28 février 2011, parvenue ce jour à la rédaction de Camer.be et adressée aux leaders de partis politiques, aux leaders de la société civile, Paul Eric Kingué les interpellent du fond de sa cellule sur la situation de "putréfaction avancée de notre justice, rimant désormais à contre-courant des lois, des règlements et traités internationaux". L'intégralité du texte.Monsieur le Président et Homme politique,Le 29 Février 2011, j’aurai passé trois (03) années, jour pour jour en détention dans les geôles de la République, sans preuves et charges caractérisées contre moi. Trois années de détention arbitraire que je ne m’explique pas, au regard des infractions qui me sont injustement collées au dos, mais qu’aucune juridiction n’a jamais réussi à démontrer. Trois années de condamnations répétées sans fondement juridique, mais aussi, trois années d’indifférence ...
Cameroun :Le sacrifice d'une jeunesse On s’en souvient. C’était le 28 Février 2008, ils avaient été massacrés par un régime barbare, essentiellement nuisible aux    populations du Cameroun. Ces jeunes avaient eu le courage de descendre dans la rue comme l’ont fait hier, ceux de la Tunisie, de l’Egypte et aujourd’hui    de la Lybie. Ils revendiquaient simplement de meilleures conditions de vie, ils n’aspiraient qu’à vivre dans un pays où justice    égalité et équité devraient régner. Mais comme réponse ils ont reçu la terreur, l’oppression et la torture. Après plus de 25 années d’une politique maffieuse agrémentée de promesses fallacieuses, le bilan servi à la jeunesse camerounaise s’est avéré catastrophique. Des laudateurs du régime méphistophélique voudraient faire croire encore à cette même jeunesse que c’est au bout de 29 années que ‘’  le Cameroun commence à récolter les fruits de son long sacrifice, et c’est au même moment que certains choisiss...
Au commencement était la grève des transporteurs Le 7 février 2008, jour de la demi-finale de la Can 2008 à laquelle le Cameroun participait, le pouvoir en profite pour augmenter le prix des carburants de 15 Fcfa. Des rumeurs courent faisant état d'une prochaine hausse du prix du pain. Ainsi, naquirent les mécontentements qui débouchèrent sur des violences urbaines Elles ont commencé à Douala puis se sont répandues dans un grand nombre de villes du Cameroun. Depuis les opérations  “ villes mortes ”  de 1991, ce sont les plus importantes émeutes que le Cameroun ait connu dans un contexte où une forte tendance à la hausse de la plupart des produits de première nécessité se fait ressentir. Enfin, au lendemain de la fête de la jeunesse, le chômage et le sous-emploi qui demeurent très importants au Cameroun, notamment chez les jeunes sont l’occasion pour les jeunes de manifester un mécontentement général de la plus importante frange de la population qui n'a que peu d'espo...
Prison de Douala : Nguini Effa reçoit le soutien des presidents de sous-sections RDPC Ambiance  inhabituelle ce 07 mai 2010, à la prison de New-Bell à Douala. Une délégation constituée des jeunes militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais  (Rdpc) de la Mefou et Akono-Ouest, a décidé de se rapprocher de leur frère Jean-Baptiste Nguini Effa, l'ancien directeur général de la Société camerounaise des dépôts pétroliers  (Scdp) . Les sept présidents de sous-sections de la Mefou et Akono Ouest  (Ngoumou I, Ngoumou II, Ngoumou III, Ngoumou IV, Ngoumou V, Ngoumou VI et Ngoumou VII)  sont allés réconforter leur camarade de parti, qui d'ailleurs a maintes fois été personnalité ressource du comité central, lors des grandes manifestations politiques organisées par le Rdpc dans cette circonscription administrative qui occupe une place centrale dans la vie et le fonctionnement du parti de Paul Biya au Cameroun. Cette visite est d'autant plus inatten...
Témoignage de Jacky Essomè: «Depuis deux ans, je n’arrive pas à retrouver le sommeil» «Junior Mbeng était mon premier enfant. Il avait 19 ans. Peu avant 7 heures du matin, le 25 février 2008, on m’appelle du Cameroun pour m’annoncer qu’on vient de tirer sur lui. J’étais seule chez moi, à Bruxelles. Le choc a été terrible, je ne savais quoi faire. Puis, la communauté camerounaise a été mise au courant et Brice Nitcheu, qui était de passage en Belgique, est venu m‘assurer de son soutien.» Habillée d’un tailleur noir, Jacky Essomè, la mère de Junior Mbeng, arraché à la vie en pleine jeunesse, a toutes les peines du monde à continuer son récit. Faire le deuil» Elève au collège De la Salle, à Douala, Junior Mbeng, était visiblement tout sauf un brigand: «Mon fils était adorable, très apprécié au collège, dans le quartier et par la famille. Il était respectueux, avait de bonnes fréquentations. Mon chagrin est d’autant plus immense que quand les forces de l’ordre ont enfin a...