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Manifestation pour radio Equinoxe





Jeune Camerounais abattu par les forces de l'ordre 



Manifestant en colère 



APRES LA SPEUDO BAISSE DES PRIX




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Témoignage de Jacky Essomè: «Depuis deux ans, je n’arrive pas à retrouver le sommeil» «Junior Mbeng était mon premier enfant. Il avait 19 ans. Peu avant 7 heures du matin, le 25 février 2008, on m’appelle du Cameroun pour m’annoncer qu’on vient de tirer sur lui. J’étais seule chez moi, à Bruxelles. Le choc a été terrible, je ne savais quoi faire. Puis, la communauté camerounaise a été mise au courant et Brice Nitcheu, qui était de passage en Belgique, est venu m‘assurer de son soutien.» Habillée d’un tailleur noir, Jacky Essomè, la mère de Junior Mbeng, arraché à la vie en pleine jeunesse, a toutes les peines du monde à continuer son récit. Faire le deuil» Elève au collège De la Salle, à Douala, Junior Mbeng, était visiblement tout sauf un brigand: «Mon fils était adorable, très apprécié au collège, dans le quartier et par la famille. Il était respectueux, avait de bonnes fréquentations. Mon chagrin est d’autant plus immense que quand les forces de l’ordre ont enfin a...
Rapport sur les droits de l'homme  en 2008 Le Cameroun a une population d’environ 18 millions d’habitants. C’est une république à régime présidentiel fort et à système de gouvernement multipartite, mais le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) se maintient au pouvoir depuis sa création en 1985. Le président de la République détient le pouvoir de contrôler la législation et peut gouverner par voie de décrets. En 2004, le président du RDPC, Paul Biya, a été réélu à la présidence de la nation, poste qu’il occupe depuis 1982. L’élection a été entachée d’irrégularités, en particulier au niveau du processus d’inscription des électeurs, mais les observateurs ont conclu que les résultats du scrutin reflétaient la volonté de l’électorat. Les élections législatives et municipales de juillet 2007 ont été marquées par des anomalies significatives du processus électoral, parmi lesquelles l’opposition d’entraves à l’inscription et l’absence de mesures de protection suffi...
Cameroun-25/29 février 2008, une répression sanglante à huis clos c’est l’intitulé d’un rapport rendu public hier, jeudi, 19 février à Douala, par l’observatoire national des droits de l’Homme du Cameroun (Ondh). Avec l’appui des associations telles l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, (Acat Littoral et France), ce rapport relate les évènements tragiques qui ont secoué plusieurs villes camerounaises au mois de février 2008. D’après l’observatoire, on ne saurait limiter la cause de ce qui au simple facteur de la famine. Contrairement aux pays de l’Afrique de l’ouest, au Cameroun, le contexte politique lié à cette période au projet de la modification de la constitution, l’augmentation des prix des produits pétroliers et des denrées de première nécessité, ont largement contribué au soulèvement de la population. L’observatoire juge l’attitude gouvernementale répressive, et en donne pour preuve, l’utilisation répétitive par les forces de l’ordre, des matraques, des gaz ...