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Remise des peines : Des jeunes crient victoire


la libération d’une partie des grévistes de la faim du mois de février dernier, injustement et arbitrairement emprisonnés, [le chef de l’Etat a donné] raison à tous ces millions de Camerounais qui avaient décidé de protester non seulement contre la vie excessivement chère observée dans leur pays, mais aussi contre la tentative de modification de la constitution qu’organisait Monsieur Biya pour ses intérêts personnels".Alternative 2011 a réagi à la décision présidentielle du 20 mai.
L.N.

Dans une déclaration rendue publique mardi 20 mai dernier Alternative 2011, une association politique de jeunes favorables à l’alternance politique affirme que "en donnant une grâce pour la libération d’une partie des grévistes de la faim du mois de février dernier, injustement et arbitrairement emprisonnés, [le chef de l’Etat a donné] raison à tous ces millions de Camerounais qui avaient décidé de protester non seulement contre la vie excessivement chère observée dans leur pays, mais aussi contre la tentative de modification de la constitution qu’organisait Monsieur Biya pour ses intérêts personnels". Pour cette association, par cette initiative, le chef de l’Etat "a légitimé le combat que menaient ces Camerounais et amis du Cameroun". Des amis au rang desquels l’association se cite, aux côtés d’associations et comités tels que l’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), Freedom for Joe and Co, Main dans la main…

Tous regroupements et mouvements que l’on a observé sur le terrain de la lutte pour la libération de ce que l’association appelle les "détenus de la faim".
En affirmant que Paul Biya a pris cette initiative "par contrainte", l’association la considère comme "une victoire du peuple camerounais sur la dictature" qu’incarne selon elle, le président de la République. On décèle alors dans la déclaration signée de Marcous Mboumbang Ii Mandeki, son secrétaire général, l’insatisfaction des jeunes pour qui "plusieurs de ces jeunes incarcérés dans ces prisons du Cameroun après cette grève continuent d’y rester sans avoir obtenu un jugement et une condamnation" et que "certains d’entre eux ne pourront malheureusement pas retrouver leur liberté parce que cette grâce ne leur accorde pas ce droit à la liberté".
Ainsi, à Alternative 2011, on estime qu’"il serait donc judicieux pour M. Biya et dans l’intérêt de la nation camerounaise de prendre des mesures permettant à tous ces " prisonniers de la faim de retrouver sans condition et dans de plus bref délai leur liberté".

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